Des nouvelles durant le confinement (jour 20-60) et quelques recommandations

Note: J’ai commencé à écrire ceci au jour 24. Je l’ai oublié, puis terminé au jour 63.

Allo les gens. Comment ça va durant l’apocalypse?

J’ai déjà parlé ici quelques fois du sentiment de solitude et d’isolation. Je pense qu’être au courant de ces choses là m’a rendu beaucoup plus robuste à la situation actuelle de coronavirus. Donc je vais bien. Et ma job nous ont tous gardé en télé-travail donc pas de problèmes d’argent. Au contraire, j’essaye d’être encore plus généreux que d’habitude sur Patreon (pour encourager les artistes et les gens cools!), et dans la vraie vie sur les trucs que j’achète près de chez nous (pour encourager les petits commerces!)

Aujourd’hui j’ai plusieurs petits bidules à partager:

Bidule #1 : Musique relax!

Je sais pas si vous avez vu mais Nine Inch Nails vient de sortir 2 albums complets gratuits. Y’en a un qui est super zen relax, parfait pour méditer ou travailler. Ça feel un peu Boards of Canada mais encore plus smooth. L’autre feel plutôt cataclysmique, très à propos dans la situation actuelle.

Les 2 sont téléchargeables sur leur site: https://www.nin.com. C’est aussi sur Apple Music et sur les autres services de musiques.

Oh pis ça n’a rien à voir avec le genre de musique qu’ils font d’habitude, faque même si vous les aimez pas d’habitude, checkez ça pareil 🙂

Bidule #2: Jitsi

Comme je disais au début, c’est important de pas rester tout seul. C’est pas parce qu’on peut pas sortir qu’on ne doit plus parler aux gens.

Avez ma famille et mes amis, on utilise beaucoup un service qui s’appelle Jitsi (aussi appelé Jitsi Meet).

C’est cool parce qu’on n’a pas besoin de se créer un compte et sur un ordi y’a rien à installer pour le faire marcher. Très utile pour vos amis qui ont tous des téléphones différents et des services de messagerie différents. Ça fonctionne aussi sur des vieux téléphones comme mon iPhone 5s ou le iPad4 de ma mère.

Et le mieux c’est que c’est gratuit et y’a pas de limite de temps. (La raison pourquoi c’est gratuit c’est que c’est open source et financé par une compagnie qui offre aussi des forfaits payants pour les entreprises.)

Donc plus d’excuses de ne pas voir vos amis et vos parents. C’est cool pour jaser ou faire des grimaces ou juste déjeuner ensemble chacun chez soi. Et contrairement à Zoom, y’a pas de danger que n’importe qui active votre webcam et micro n’importe quand.

Bidule #3: Le chateau de l’impossible

Des vidéos très très niaiseux de Paul Marie qui s’ennuie dans son chez-soi et qui s’invente un univers très particulier remplis de rose, de tisane et de cookies, mais en noir et blanc et avec de la musique de film d’horreur. C’est pas pour tout le monde, mais moi je trouve ça très drôle.

Le chateau de l’impossible sur youtube et Invidious.

Bidule #4: Tu Me Niaise

Si vous êtes fans du groupe légendaire rock humoristique Sèxe Illégal, sachez qu’ils ont commencé depuis quelques mois un podcast en compagnie de Jean-François Provençal (des Appendices). Initialement enregistré devant public dans un bar, confinement oblige, ils ont changé leur approche depuis 2 mois. Ils font maintenant ça par appels vidéos, mais autrement la formule est la même.

Si vous connaissez Sèxe Illégal, peut-être que vous allez vous attendre à un certain style (humour absurde et rock), mais dans leur podcast, ils mettent de côté les personnages et ont se rend compte que ces 2 (3) gars là sont vraiment très très humains. Ils parlent de leurs émotions, de féminisme, de santé mentale, de comment c’est dur d’être humoristes indépendants au Québec quand les médias veulent juste couvrir les super-productions, de sumo et milles autres trucs. Leurs amis invités sont aussi très cools (ils m’ont fait découvrir la rafraîchissante Catherine Éthier et je suis super fan depuis!!)

Honnêtement, cette liste de sujets ne m’aurait personnellement jamais intéressés, mais les 3 gars sont finalement très attachants et je suis rendu méga-fan!

Tu Me Niaise, sur la chaine Youtube de Sèxe Illégal et sur Invidious. Ils ont aussi un Patreon pour avoir accès aux vidéos en différé et beaucoup de bonus.

Bon confinement à tous! Profitez-en! On ne revivra jamais un truc aussi bizarre!

Le four micro-ondes super cher de ma grand-mère

Le 15 avril 1986, ma grand-mère s’est acheté un four à micro-ondes. Je sais la date exacte parce qu’elle l’avait minutieusement inscrite sur le livret d’instructions que j’ai récupéré, en même temps que le four, à son décès.

Elle l’a payé 621,29$ (569,99$ + taxes). Oui, elle avait aussi soigneusement écrit le prix payé sur le livret d’instruction. En dollars d’aujourd’hui, j’ai fait le calcul, ça aurait coûté 1319,40$. Ça semble complètement fou, non? Aujourd’hui, on peut s’acheter un four micro-ondes pour genre 100-300$. C’était genre 5 fois plus cher!!

Le four de ma grand-mère était un four plutôt fancy. Il avait un mode de cuisson à convection comme un four conventionnel. J’ai regardé combien un tel four coûte aujourd’hui: c’est autour de 500-700$.

Quelle aubaine, n’est-ce pas? C’est cool de vivre en 2020 où on paye la moitié du prix de 1986, n’est-ce pas?

Pas si sûr…

Le four de ma grand-mère a rendu l’âme cette année après 33 ans. Ça c’est de la durabilité, mes amis! Aujourd’hui, un four dure quoi? 5 ans? 10 ans max?

Alors si on fait le calcul, qu’est-ce qui est plus rentable? Le four de ma grand-mère payé la somme exorbitante de 1319$ (en dollars d’aujourd’hui) ou un four d’aujourd’hui à 500$?

C’est super facile à calculer!

Le four de ma grand-mère:
1319$ / 33 ans = 39,96$/année (on va arrondir à 40$/an)

Un four d’aujourd’hui:
500$ / 10 ans = 50$/an

Donc, malgré tout, ma grand-mère a économisé, parce que son four a duré assez longtemps pour être rentable. Un bon investissement.

Et là je ne parle même pas du facteur environnemental: Son four a équivalu à 3.3 fours cheap d’aujourd’hui. Ça veut donc dire 3 fois moins de cochonneries et de pollution sur la planète!

On se fait croire que le futur est mieux, mais finalement on était mieux en 1986.

Alors la prochaine fois que vous achetez un électro-ménager, essayez de trouver une marque qui va durer longtemps, avec des pièces facilement remplaçables. Oui, c’est pas mal plus de trouble à trouver, et ça coûte ben plus cher, mais vous allez sauver de l’argent et aider la planète.

Antidote à mon insatisfaction

L’autre jour j’ai écris à propos de mon questionnement pour savoir c’est quoi la prochaine étape une fois qu’on est capable d’identifier le problème quand on feel pas. J’ai pas vraiment trouvé de réponses encore mais j’ai des pistes.

Et là par coïncidence, ma chaîne préféré Kurzgesagt vient de sortir un vidéo qui parle justement de ça.

J’aime leur approche. J’aime que tout ce qu’ils disent est appuyé par des vraies études scientifiques. (Sinon c’est trop facile de vendre des recettes miracles bidons)

Depuis que je l’ai écouté, j’ai essayé leur méthode. J’ai ajouté une case « reconnaissance/gratitude » dans mon outil de journal personnel et j’essaye de lister 5 trucs (idéalement différents) par jour. Évidemment, comme ça fait juste 2-3 jours que j’ai commencé, je peux pas dire encore si ça a réellement un impact.

Mais juste le fait d’avoir vu ce vidéo, de me faire expliquer pourquoi certaine personnes sont plus positives que d’autres et me faire dire que n’importe qui peut arriver à changer, je trouve ça très encourageant. Ça m’a mis de bonne humeur pour le reste de la semaine! 😊

La prochaine étape

Ces derniers temps, j’ai beaucoup appris sur l’estime de soi. De par mes lectures et mes rencontres avec ma psy et mes discussions avec mes proches, j’ai appris sur comment ma tête marche. Je suis mieux outillé pour détecter quand je feel pas alors qu’avant je m’en rendais pas vraiment compte. Je réussi pas mal mieux à me calmer quand j’ai des petits moments anxieux. Je contrôle mieux mon sommeil. Je suis pas mal meilleur pour parler de moi ou demander quand j’ai besoin d’aide.

Donc on pourrait penser que tout va bien, non?

Bah…. ouais? J’imagine? Sauf que ça feel pas comme ça. J’ai encore des questions.

Genre… c’est quoi la prochaine étape? Qu’est-ce qu’on fait une fois qu’on a appris tout ça? Quand est-ce qu’on est « guérit »?

J’ai l’impression que depuis que j’ai commencé à apprendre tout ça, à chaque fois qu’on me pose la question « comment ça va », j’ai envie de répondre « c’est compliqué » ou « ça dépend ». C’est à partir de quand que je vais pouvoir commencer à répondre oui sans que ce soit le oui de conventions.

Genre, est-ce que j’étais comme ça avant? À toujours me remettre en question? Ou est-ce que c’est quelque chose qui vient avec l’âge? Je sais pas si c’est juste que je me rappelle mal, mais je ne pense pas que j’étais comme ça avant. Genre d’avoir des journées où je feel vraiment déprimé pour aucune raison et que je sais pas quoi faire. Est-ce que ça m’arrivait avant?

hmmm…… Bon là maintenant que j’y pense, oui, ça m’arrivait. C’est pas vraiment nouveau. C’est juste qu’à l’époque, je savais pas vraiment comment appeler ça, ni quoi faire pour que ça arrête. Alors je l’ignorait. Maintenant j’ai des trucs. C’est pas parfait mais j’ai des trucs.

Donc à partir de quand est-ce qu’on peut arrêter de toujours avoir qqc de triste/difficile à raconter sur soi? À partir de quand est-ce qu’on sait qu’on va mieux?

En fait, j’ai l’impression que la réponse à ça c’est: quand on arrête de faire trop d’introspection et qu’on commence à pouvoir s’intéresser aux autres. À leur demander, eux, comment il vont. En tout cas, c’est une piste. La fille du livre que j’ai lu en fin de semaine arrive à cette conclusion et ça me fait réfléchir. (le livre = My Solo Exchange Diary vol.2, de Nagata Kabi, la suite de My Lesbian Experience With Loneliness). Dans le livre, elle fait beaucoup d’introspection et nous partage ce qu’elle fait pour s’en sortir. Et elle pense que la raison de son mal de vivre c’est qu’elle a trop de misère à connecter avec les autres. Et donc elle s’essaye à ça, à leur demander comment ils vont, à s’intéresser à eux.

Ça je le fait un peu, mais peut-être pas encore assez.

Sortir de ma tête et aller voir les gens. Leur demander eux comment ils vont, pas juste comme porte d’entrée pour ensuite parler de mes histoires à moi. Faire un peu moins d’introspection. Je sors vraiment pas souvent avec mes amis. C’est peut-être ça la prochaine étape que je dois travailler?

Ça pourrait être mon objectif pour les prochaines semaines. Mon objectif S.M.A.R.T. comme on fait à la job! On verra ce que ça donne.

Anxiété sociale et ce que j’ai appris au fil de mes visites aux psy

J’avais un rendez-vous chez ma psy ce matin et une journée de congé ensuite (j’en prends pas souvent, alors j’en profite à la fin de l’année pour pas les perdre!)

Normalement je suis trop gêné pour parler de moi dans mon blogue, parce que j’ai peur que les gens vont me juger, surtout si c’est genre quelqu’un du travail qui tombe là-dessus. Mais en fait, parler de santé mentale ne devrait pas être mal jugé. C’est pas comme si j’avais un immense problème qui ferait peur à un employeur ou un collègue. C’est juste des petites insécurités quotidiennes normales. Tout le monde a ces trucs là, sur différents aspects de leur vie. Mais comme personne n’en parle jamais, on ne s’en doute souvent pas. Faque aussi ben que je me lance le premier! Pour ouvrir la voie! (C’est comme ça que je vois ça. C’est comme ça que j’arrive à me convaincre de parler de moi, même si je sais qu’au fond, je le fait pour moi.)

Side note: J’ai relu plein de vieux billets de mon blogue dernièrement. C’est fou à quel point j’ai changé sur 17 ans. Évolué comme un pokémon! Mon niveau d’écriture s’est amélioré, ma perception du monde s’est raffermi et raffiné pour mieux percevoir les subtilités. Je suis moins un cul. Et je suis graduellement de plus en plus à l’aise à parler de moi. Avant j’étais full gêné. Ça parait que j’ai investi tout mes points de level-up des dernières années sur mes social skills!

Donc j’avais mon rendez-vous chez ma psy aujourd’hui. À chaque fois, dans les jours qui précèdent, je me demande si j’en ai réellement besoin ou si je suis déjà « guérit ». Et à chaque fois, j’ai finalement un million de choses à dire et donc c’est une bonne chose que je continu d’y aller. À chaque fois, je pense que j’en ai pas réellement besoin, que j’ai pas vraiment des « vrais » problèmes et que j’ai pas besoin de voir une psy pour ça. Mais à chaque fois ça fait beaucoup de bien et ça m’apprend des chose. À chaque fois, je vois mon évolution. Le jour où j’arrêterai de voir cette évolution, je considérerai d’arrêter d’y aller. Pour l’instant, on va assumer que j’en ai encore besoin même si je suis pas sûr.

Aujourd’hui, on a parlé de comment je réagis en situation sociale difficile. Elle a utilisé l’expression « anxiété sociale » pour me décrire. Ça m’a en faits rassuré. De un parce que j’aime bien avoir un mot précis pour décrire « mon problème », et de deux pour me dire que, non, je n’ai pas des choses plus graves que je m’imagine parfois avoir. Si j’ai de la difficulté dans les relations sociales, est-ce que c’est parce que j’ai un trouble du genre Asperger ou autisme? Non, vraiment pas. Ces trucs-là c’est vraiment pire. De la même manière que certaines personnes veulent se faire rassurer que, non, elles n’ont pas le cancer ou whatever, moi faut me rassurer un peu sur ça. J’ai tendance à me juger beaucoup trop sévèrement, donc à assumer que mes problèmes sont plus gros qu’ils ne sont réellement. Et ma psy aide justement à dédramatiser tout ça. À me montrer l’échelle et me dire que je suis pas mal en bas complètement! 😄

Mais ça ne veut pas dire que je n’ai rien non plus. Mon malaise dans mes relations sociales vient de quelque part. Et de manière généralement, je suis assez bon pour trouver les sources, les causes et régler tout ça. C’est juste que j’ai souvent peur de ne pas faire ça correctement. Alors j’en fait des montagnes. Au final, il faut que je continue dans cette voie, que je continue de faire des efforts, parce que ce n’est pas quelque chose qui me vient naturellement. Et ça, il faut l’accepter. De la même manière que j’accepte les différence des autres, voire même les valoriser et les célébrer parce que c’est ça qui rend une personne cool, je dois apprendre à accepter mes propres trucs weirds et les célébrer aussi.

Bon. On a parlé de plein d’autres trucs aussi mais je vais m’en tenir à ça pour aujourd’hui. Je vais aller profiter de ma journée de congé! 🙂

Lecture: My Lesbian Experience with Loneliness

J’ai fini de lire une BD et ça m’a trotté dans la tête depuis des jours. C’est donc signe que j’ai des choses à dire. Alors je viens ici écrire des choses! Mais c’est un peu mêlé dans ma tête, faque ça risque de sortir un peu mêlé. Il y a beaucoup de choses à dire apparemment!

J’ai tombé sur une critique du livre par hasard sur Mastodon. Wait non, c’est pas important. Avant de commencer à raconter tout ça, je devrais débuter en disant c’est quoi ce livre!

My Lesbian Experience with Loneliness est une histoire autobiographique en format manga. L’auteur, qui a la fin vingtaine au moment d’écrire son histoire en 2015, raconte comment elle a vécu une longue partie de sa vie avec un lourd fardeau: troubles d’alimentation, burn out, fatigue chronique, pertes de cheveux, et surtout une très mauvaise estime d’elle-même. Et par la suite, raconte comment elle est réussi à surmonter (une partie de) tout ça. Mais au début, elle ne sait rien de pourquoi ça ne marche pas dans sa tête. Tout ce qu’elle sait, c’est qu’elle essaye très très fort de juste vivre normalement, avoir une bonne job, survivre à ses milles problèmes et essayer de rester au dessus des attentes de tout le monde autour d’elle qui lui mettent full pression: ses collègues de travail, sa famille et sa mère en particulier.

En passant, au cas où vous saviez pas, il faut lire les bulles de droite à gauche. ←

Au début, elle n’a pas les mots pour décrire rien de tout ça. Elle est perdue et ne comprend rien à rien. Et elle fait des erreurs Et c’est ça qui est merveilleux dans ce livre: l’auteure ne cache rien! Elle raconte tout! Toutes ses angoisses, toutes les choses terribles qu’elle a faites, racontés en détails, avec illustrations et humour, sans aucune pudeur. Et c’est pour ça que c’est merveilleux: parce que c’est super facile de s’y reconnaître! C’est pas des grands mots et des grands concepts abstraits. C’est la vraie vie. C’est son quotidien et toutes les mardes qu’elle endure à cause de son état mental. Même si vous n’avez pas vécu des choses aussi difficiles qu’elle, c’est tellement concret qu’on ne peut que s’y attacher. Surtout si vous êtes vaguement à l’affût de comment fonctionnent les troubles mentaux, ou même juste d’avoir fait un peu d’anxiété ou d’être insécure par moment. (aka: tout le monde!) Moi je me suis reconnu vraiment beaucoup, même si au final mes difficultés sont nettement moins intense que les siennes.

Bon, là on arrive au boutte où je vais moins parler du livre et plus parler de moi (parce que je sens que c’est ce que je dois faire si je veux faire sortir le méchant, et tout ce qui me trotte dans la tête.)

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Avoir tord. Avoir raison. Pourquoi on devrait faire attention avec les TED talk et les gens qui semblent avoir raison.

Parce qu’on écoute tous beaucoup de TED Talk.

Parce qu’on aime tous penser qu’on a raison et que ce que l’ont croit est vrai.

Parce que avoir tord, ça feel pas mal comme avoir raison. Comme le coyote dans Roadrunner, suspendu dans le vide parce qu’il est convaincu qu’il y a encore du plancher en dessous de ses pieds.

J’aime que, à intervalles réguliers, je tombe sur des affaires qui me rappelle que ça arrive à tous d’avoir tord. Parce que je suis constamment convaincu que je suis meilleur que les autres et que je sais plus de choses qu’eux. Et même si c’est peut-être vrai des fois, c’est dangereux de foncer dans se poser de questions. Je connais des gens comme ça; c’est pas agréable de travailler avec eux. Et à l’inverse, j’ai des collègues qui se remettent toujours en questions et qui savent qu’ils ne savent rien, et eux c’est un bonheur de travailler avec eux. (Un jour faudrait que j’écrive ici à propos de mon boss! Haha!)

Anyway. Je vous souhaite de vous poser un peu plus de question, comme j’essaye de le faire moi aussi.

Princesse Mononoke

J’ai écouté le film Princesse Mononoke (dessins animés de Hayao Miyazaki) pour la première fois aujourd’hui.

Le message écologique, anti guerre et anti-pollution est vraiment fort. Et le monde est remplis de détails sur comment les gens vivaient à cette époque. C’est super authentique.

Je comprends pas comment on peut écouter ce film et pas avoir envie de vraiment changer les choses. De vraiment faire des efforts pour réduire notre consommation et arrêter d’exploiter les ressources et polluer sans limite. Et donc c’est quand même surprenant qu’autant de gens l’ais vu sans avoir essayé de changer leurs habitudes. Que ça n’a pas eu un plus gros impact.

Mais peut-être que je me trompe et que le film a réellement eu un impact, que y’a des gens qui ont adopté des nouvelles habitudes écolo après l’avoir vu. Si vous êtes dans cette situation, dites moi le. Ça va me redonner espoir.

En même temps, c’est peut-être aussi parce que moi et mon frère on y est déjà sensibilisé. On fait déjà des efforts zéro déchets, compost, etc. Mais je sais pas. Ça m’a donné envie de faire davantage.

Bref, c’est vraiment un bon film. Je recommande. Surtout si vous aimez les films nuancés où tout n’est pas noir et blanc.

Se plonger dans les souvenirs, et constater que ça va mieux

Je relis des vieilles notes et journaux personnels. C’est drôle de relire ce qu’on pensait il y a des années. Des fois, je me console parce que je me rend compte que j’ai évolué de manière positive. Et d’autre fois, je relis une note et je vois que rien n’a changé aux sources de mes frustrations.

Prenons celle-ci, daté de 2014, le 10 janvier (donc il y a 5 ans) :

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