Un jeu non-violent avec des guns pour Guillaume

Je peux maintenant lever le rideau du mystère qui planait sur mon jeu du défi Un Jeu Par Mois du mois de janvier.

Un jeu non-violent avec des guns pour Guillaume
Design et code: narF
Visuels: Annie Rodrigue

[Jouer]

Comme le titre l’indique, c’est un jeu que j’ai fait pour mon frère Guillaume qui a fêté ses 18 ans la semaine dernière. Je voulais faire un jeu qu’il allait aimer et donc qui allait contenir toutes les choses qu’il aime. Et qu’est-ce que mon frère aime? Les jeux de guns, les mauvaises traductions de films (particulièrement Harry Potter 1 en français), les annonces absurdes à la télé et…. Paul Ahmarani. Comment combiner toutes les passions de mon frère en un seul jeu? Ce fut mon défi du mois de janvier!

Un jeu non-violent avec des guns pour Guillaume est donc un jeu où il faut ramasser des guns (beaucoup de guns!) dans le but de sauver Paul Ahmarani d’un destin tragique (je ne vous révèle pas la surprise!). Évidemment, puisque le jeu est constitué à environ 95% d’inside jokes à mon frère, je ne m’attends pas à ce que bien des gens en comprennent l’humour disons… particulier. Mais ce n’est pas important. L’important c’était que Guillaume trouve ça drôle. Et Guillaume a trouvé ça drôle. C’était l’essentiel.

Et maintenant, VOUS pouvez maintenant jouer aussi! Ça se joue en 5 minutes, donc vous n’avez pas d’excuses! 😛

Crédits
J’ai honteusement utilisé une tonne d’images et de musiques dont je n’ai aucun droit, notamment les photos de Paul Ahmarani et de Harry Potter. La musique aussi a été utilisée sans aucune autorisations. Les titres des pièces sont:

La saga de mon diplôme (et pourquoi je m’en fous)

Finir son baccalauréat et recevoir son diplôme, c’est pas quelque chose de commun. C’est un événement important. On fête ça en grand. On va à une cérémonie où tout le monde est habillé avec la toge et on reçoit notre diplôme de la part du recteur de l’université. Tout le monde est content. Tout le monde sourit. C’est la concrétisation de 3 années de dur labeur et d’étude acharnée. Y’en a qui pleurent de joie. C’est la reconnaissance tant attendue. C’est tout ça et bien plus.

Ok, mais alors, pourquoi je m’en fous?

La cérémonie de remise des diplômes est tombée pendant que mes parents étaient en voyage en Europe. Mes amis n’y allaient pas parce qu’ils étaient tous encore en deuxième année. Je ne connaissais personne. J’ai dit: «bof, ça me tente pas full. Je m’en fous pas mal anyway.»

Ils ont envoyé le diplôme par la poste. Pour ceux qui n’ont jamais eu de diplôme universitaire par la poste, je vous explique. Ils t’envoient ça dans une grosse enveloppe géante et cartonnée. Du gros papier jaune épais et solide. À l’intérieur, y’a deux gros cartons pour empêcher l’enveloppe d’être pliée et donc empêcher que le diplôme soit abîmer. Y’a aussi une brochure pour ceux qui veulent faire encadrer leur diplôme. Y’a des options d’encadrement de 50 à 300$, avec de la petite cuirette et un fini en acajou et une bordure en argent et de la reliure en or et des diamants partout! (non, j’exagère pour les diamants, mais le reste est vrai)

Et le diplôme? À quoi il ressemble? Euhm….. ben, je ne m’en rappelle plus trop. Je l’ai à peine regardé. Il était fait avec du beau papier j’imagine. Et il y a sûrement le sceau officiel de l’université et des signatures officielles pour aller avec. Oui, c’est probablement ça qu’il y a dessus. Mmm, je m’en souviens à peine.

Et ensuite? Ensuite, qu’est-ce qu’on fait avec un diplôme? Je ne vais certainement pas payer la moindre cenne pour le faire encadrer avec de l’acajou et de la petite cuirette!

Non, sérieux, je ne savais pas trop quoi faire avec. Je l’ai laissé traîner sur la table de cuisine. Bon, je l’ai au moins remis dans la grosse enveloppe avec les cartons pour ne pas qu’il se fasse abîmer, mais c’est tout! Il a traîné là une semaine. En fait, c’était la deuxième semaine qu’il passait sur la table de cuisine. La première semaine, c’était avant d’ouvrir l’enveloppe. Je ne l’ouvrais pas parce que je savais ce qu’il y avait dedans (mon diplôme) et que ça ne m’intéressait pas. Ma mère le bougeait à chaque jour sur la table en espérant que je le vois. C’est quasiment si elle a pas mis des lumières de Noël dessus pour attirer mon attention. Évidemment, je l’avais vu mais je ne l’ouvrais pas.

Après avoir traîné une deuxième semaine sur la table de cuisine (ça c’était après l’avoir ouvert), ma mère s’est écoeurée et m’a dit de le ranger ailleurs. Alors, je l’ai pris et je l’ai mis sur le buffet à côté de la table. Elle n’était pas contente. Alors je l’ai pris et je l’ai mis sur le piano. Je pense que, cette fois-ci, elle ne m’a pas vu faire parce qu’elle n’a rien dit.

Il a passé une troisième semaine sur le piano dans la cuisine. Ensuite, ma mère s’est écoeurée et l’a mis dans «le tas». Pour ceux qui ne savent pas, le tas c’est, comme son nom l’indique, un tas de patentes et de gugusses qui traînaient et que ma mère met dans un tas dans le corridor. Là dedans y’a des manteaux, des bas, des vieux papiers, des journaux, des dictionnaires, des sacs de linge sale, des souliers, des formulaires d’inscription au tarif réduit de la STM, des balles de tennis, des batteries rechargeables, des étuis à caméra, des sachets de biscuits vides et… mon diplôme! Le tas — cette entité vivante, grossissante, qui bouge et qui se reproduit parfois — avait avalé aussi mon diplôme. Ça devenait un peu embarrassant.

Là, vous vous dites sûrement «mais pourquoi tu ne le rangeais pas à sa place, ton maudit diplôme?!»

Ouain……

C’est que, voyez-vous, un diplôme c’est gros. C’est genre ben plus gros que toutes les feuilles de papier que vous avez utilisées dans votre vie! Pis en plus, il faut pas le plier! (Ça serait ben le comble de le plier, après que l’université ait mis autant d’efforts, de cartons et d’enveloppe jaune épaisse pour le protéger des pliures!) C’est tellement gros, un diplôme, que ça ne rentre pas dans aucun tiroir, aucun classeur, aucune armoire. Sérieux, c’est vraiment gros! Genre gros comme une télé HD au plasma! Je savais vraiment pas où le mettre.

Finalement, après plusieurs autres semaines à traîner dans le tas, mon diplôme a disparu. Ma mère avait enfin trouvé une place pour le ranger. Je pense que je sais où c’est. J’ai pas vraiment été vérifié. Je l’ai dit: je m’en fous!

Un diplôme c’est juste un papier. C’est un papier qu’on affiche sur le mur pour péter de la broue. J’ai pas fait 3 ans d’université juste pour avoir un papier pour l’encadrer dans un fini acajou et velours et péter de la broue pendant le reste de ma vie. J’ai fait 3 ans d’université pour apprendre des trucs. Et les trucs que j’ai appris, je les ai appris, peu importe si y’a un papier qui dit que je l’ai appris ou pas.

Le Psychomaton

Haïku::
Service de psycho. 
C’est pas cher, c’est juste 2 piastres! 
Vite comme du fast food. 

À Noël, j’ai demandé à ma mère qui ne sait jamais quoi me donner, des billets cools pour un spectacle ou du théâtre, « genre au Théâtre d’Aujourd’hui mettons ». Ma mère aime bien le théâtre alors je savais qu’elle allait aimer mon idée. Elle avait choisi la pièce Le Psychomaton, effectivement au Théâtre d’Aujourd’hui.

Je ne connaissais rien de cette pièce, ni son auteur ni aucun des acteurs (le Théâtre d’Aujourd’hui ne présente pas des choses très mainstream, la salle étant toute minuscule). N’empêche, j’ai trouvé ça vraiment bon.
C’était l’histoire d’un fille un peu idéaliste, qui vise l’amour universelle et qui critique l’individualisme et la déprime des gens, qui construit une machine, le psychomaton, pour offrir des séances de psychologie à 2$ pour 5 minutes, dans la rue. C’est comme une machine à photos, ou une distributrice à bonbons : rapide et abordable pour tout le monde.
On suit donc, en parallèle, les petites histoires des gens qui viennent raconter leur mésaventures à la machine, ainsi que l’évolution de la construction de la machine par la fille. Parce qu’entre ses grandes idées et la réalité, son projet de psychomaton ne va peut-être pas fonctionner comme elle l’avait prévu.
J’ai bien aimé la mise en scène. C’était très dynamique, ça bougeait beaucoup. On voit la construction de la machine en direct sur scène, au fur et à mesure que la pièce avance. Ils utilisent plusieurs éléments audiovisuels d’éclairage, de son, de vidéo et de caméra pour donner des petits effets sympathiques. Vraiment, j’ai bien aimé ça et je vous recommande donc beaucoup la pièce. Ce n’est pas dense et plate comme souvent au théâtre et il y a beaucoup d’humour, notament dans les dialogues et les personnages caricaturaux.
Maintenant, j’ignore pour combien de temps encore la pièce va continuer de jouer, ni même s’il reste des billets (comme j’ai dit, le Théâtre d’Aujourd’hui est minuscule!). Mais voici tout de même un lien pour vous aider à commencer à chercher :: Le psychomaton au Théâtre d’Aujourd’hui. (oh là là! Je viens de voir que c’est la dernière semaine pour la voir! Dépêchez-vous!)

narF résume Twitter

Haïku::
Trottant sur Twitter
Je passe trop de temps là-dessus
Tout l’temps trop. Tant pis.

Depuis que j’ai créé mon compte Twitter, j’écris tout ce qui me passe par la tête là-bas et je n’écris plus rien ici. C’est que, quand j’ai une idée, je suis paresseux d’en parler pendant plusieurs phrases alors je vais là-bas et j’en écris une seule. C’est le chemin facile.

Pour palier à la situation, je vais prendre quelques uns de mes messages sur Twitter et je vais les expliquer plus en détail ici.
* * *
dans mon rêve, on chantait comme des débiles.

L’autre matin, je me suis levé après avoir fait un rêve étrange. J’étais dans le corridor du sous-sol avec ma soeur et les tapons. J’imagine qu’on était en train de faire du ménage dans le bordel qui traîne là. Et évidement, mon tapon de frère niaisait avec une balle (il fait tout le temps ça). Alors je lui ai dit, comme d’habitude, qu’il n’a pas le droit de balle dans la maison. Jamais! Never! Never ever ever ever ever ever ever!!!! Ça c’est les paroles d’une chanson de Kate Nash et je me suis mis à la chanter dans mon rêve. Ma soeur a embarqué et les tapons aussi. On chantait ce bout de la chanson en boucle et le plus fort possible. C’est tout. C’est toujours plate quand quelqu’un raconte un rêve, hein?

* * *
Revenu du chalet à Oli. On s’est même pas perdu, mais c’est certainement pas grace au GPS!
Je sais pas pourquoi tout le monde capotent sur les GPS! C’est tellement niaiseux ces bebelles-là! En revenant du chalet d’Oli, j’ai allumé le GPS à son père pour voir le chemin qu’il allait nous suggérer pour revenir chez lui. C’était ridicule le nombre de détour qu’il nous faisait faire. Et pourtant, c’était le bon GPS bien coté dans le Protégez-vous. J’imagine même pas les moins bons! J’imagine qu’ils nous auraient fait passer par la Lune.
* * *
C’est tout pour aujourd’hui. Mais je sens que je vais faire ça souvent. Peut-être…

narF boit du pur déjeuner

Haïku::
Le soleil levant
je m’éveille en titubant
café serait mieux?

C’est quoi ça, du « pur déjeuner »? Est-ce que c’est un déjeuner complet mis dans le mélangeur pour faire un genre de milkshake consistant? Bien sûr que non! Quoique…

Encore une fois, on a découvert une nouvelle patente drôle dans notre cuisine. Après avoir découvert les rôties, la confiture de figues et les croustipains, on viens de découvrir le jus Pur Déjeuner, c’est-à-dire un jus d’orange, de raisin, de pomme et de plein d’autre fruits bizarres mélangés. Comme un jus d’orange qui goûte drôle. Conclusion : moi je l’aime correct mais les tapons et ma soeur le trouve dégueulasse.

Où est le problème? En fait, c’est que mon père en a acheté une caisse au Costco. Une foutue caisse complète de jus Pur Déjeuner. On va en avoir pour des semaines!

Ce que je trouve surtout niaiseux, c’est le nom. Pur Déjeuner. Pure Breakfast. C’est ridicule comme nom. Si le nom est « jus d’orange », tout le monde sait c’est quoi. Si le nom est « Bananorange », tout le monde sait c’est quoi aussi. Ou si le nom est « fruits tropicaux » on peut facilement deviner ce qu’il y a dedans. Mais quand le nom est seulement « pur déjeuner », ça peut vraiment porter à confusion. Ça a l’air louche un peu.

Maintenant, je me demande sérieusement ce que ça donne si on trempe un croustipain dans un verre de pur déjeuner. Une chose est sûre, ça doit être dégueulasse en maudit!

narF va prendre une marche

Haïku::
marche dans le désert
sahara sans une goutte d’eau
le soir sous la pluie

photo de Jonathan Blondiau http://pixel.teriamandi.infoHier soir, je suis allé prendre une marche. Ce qui est très exceptionnel puisque je ne prends jamais de marche! La dernière marche que j’avais prise c’était le 24 décembre dernier et c’était pour la même raison que ma marche d’hier soir. C’est toujours la même raison. Quand je vais marcher — et là je veux dire marcher sans aller nul part, pas juste marcher pour se se rendre à un endroit ou aller faire des commissions — quand je vais marcher donc, c’est parce que je cherche une idée.

La dernière fois que j’avais fait ça, je cherchais à écrire une pièce de théâtre. J’avais acheté le jeu d’avocat sur DS pour mon père à Noël, Ace Attorney. Je savais que mon père allait aimer ça, le problème c’était de le convaincre que, oui, il allait vraiment aimer ça. Ce jeu, c’est un roman intéractif mais ça reste quand même un jeu vidéo et mon père n’aime pas les jeux vidéo, ni les jeux en général d’ailleurs. Mais comme c’est un roman interactif, il allait sûrement aimer ça. Sauf que, comme pour empirer mon problème, il y avait des p’tites filles d’animes sur la boîte du jeu et mon père n’aime pas les p’tites filles d’animes japonnais, ni les animes en général d’ailleurs. Mais heureusement, Ace Attorney est un jeu d’avocats avec des meurtres, des procès et toute la patente donc le style de dessin n’a pas grand chose à voir. Mais ça, mon père ne le savait pas. Il fallait que je le convainque!

J’ai donc imaginé un concept de pièce de théâtre. Mon père jouerait bien sûr le rôle de l’avocat de la défense. Chaque personne de la famille recevrait aussi leur texte et leurs répliques à dire. C’est le principe de jouer un rôle mais sans savoir les punchs de l’histoire parce qu’on découvre l’histoire au fur et à mesure. J’ai donc imaginé une histoire de cadeau volé, avec des renversements de situation, des témoins qui mentent, etc. Et bien sûr, mon père avait le luxe de pouvoir crier OBJECTION à tout bout de champs parce que c’est hot.

Toute cette histoire a été imaginée pendant que je marchait, le 24 décembre à 5h du matin. Ce fut une longue marche, genre peut-être 2 heures. Mon cerveau fonctionnait à toute vitesse pour essayer de trouver mon histoire. Mais ça a valu la peine : quand je suis revenu chez nous, ça m’a pris même pas la journée pour écrire l’histoire. Il fallait que je me dépêche parce que c’était les partys de Noël après et que je voulais donner le cadeau à mon père avant.

Pour info, la pièce s’est bien déroulée. Chacun avait son rôle. Lau faisait la juge et criait SILENCE en tapant avec son marteau. Ma mère faisait le procureur de la couronne, méchante et arrogante comme le procureur dans le jeu. Mon frère était l’accusé (faussement accusé évidemment!) et ma soeur faisait la victime. Moi je faisait les autres rôles (témoins, foule, etc). Ce fut trèshot . Mon père a beaucoup aimé et ça l’a convaincu de jouer au jeu que je venais de lui donner. Il l’aime beaucoup d’ailleurs, même s’il trouve ça un peu difficile.

Prendre des marches, ce n’est pas quelque chose que je fais souvent. Cette fois du 24 décembre, c’était en me levant le matin. Mon idée de pièce de théâtre m’excitait tellement que je m’était réveillé beaucoup trop tôt sans être capable de me rendormir. Je suis donc aller marcher pour élaborer mon plan.

Hier soir, je cherchais une idée. La Brigade SnW veut enregistrer un disque et faire des scénarios de films mais pour faire ça, ça prend des histoires à raconter. Alors je cherchais une histoire. Ma petite soeurAn-Soft a un jeu qu’elle a reçu il y a longtemps. Il y a plein de cartes avec des dessins et il faut inventer des histoires en pigeant des cartes. C’est bon pour la créativité. Moi j’utilise parfois les cartes de ce jeux là. Je trie les cartes par catégories (personnages, lieux, objets, émotions) et je pige des cartes dans chaque catégorie.

Hier soir, j’avais pigé un clown, une poubelle, un parc d’attractions, une paire de lunette, le rire, un arbre triste avec de la pluie et une salle de bain. Quand je suis allé marché, je cherchais à faire une histoire intéressante avec tout ça. Le problème, c’est que ça n’a pas marché.

Sortir de chez-soi à 1h du matin, c’est très bizarre. Il faut faire attention de ne pas réveiller personne. Surtout ne pas réveiller ma mère qui va me demander où je vais. Je n’avais pas envie de commencer à lui expliquer pourquoi, moi, le gars qui ne sort jamais pour prendre une marche, je voulais aller marcher à 1h du matin pour chercher une idée. C’est trop compliqué à expliquer, surtout à une personne à moitiée endormie à 1h du matin.

Une fois sorti, c’est très silencieux et il fait noir. C’était même plutôt… effrayant. J’habite pourtant dans un quartier particulièrement plate et paisible. Sauf que je suis allé marcher un peu trop proche d’un bar avec des gens saouls qui s’engueulaient bruyamment dans la rue. Oh et j’avais joué à River City Randsom plus tôt dans la journée alors j’avais la tête remplie de gangs de rue et de combat entre des gros gars plein de muscle. Haha ouais. Maintenant que j’y pense, c’est complètement ridicule d’avoir eu peur à ce moment là mais c’est comme ça. Je n’y pouvais rien. N’empêche, sur le coup, ça m’a déconcentré et empêché de trouver une idée lumineuse pour mettre les cartes du jeu d’Ann-So en ordre et obtenir une histoire.

Au moins, ça m’a donné quelque chose d’intéressant à raconter dans mon blogue!

Morale de l’histoire, quand il est tard et qu’on cherche une idée, c’est probablement plus intelligent d’aller se coucher et de chercher une idée le lendemain.

Photo de Jonathan Blondiau

narF et les rôties

Haïku::
Un plancher qui baisse
C’est bien mieux que le Vampire
Fait sauter le pain

Il y a fort longtemps, peu après l’invention du grille-pain, narF et sa soeur était dans la cuisine en train de se faire cuire des rôties. À cette mention, narF et sa soeur se mirent à rire. D’un commun accord, ils décidèrent que le mot « rôtie » était un bien drôle de mot.

Peu de temps après, ils oublièrent cet événement et leur mémoire ne conservèrent aucun souvenir de l’événement. Au fil du temps, le mot rôtie disparu du vocabulaire courant pour être peu à peu remplacé par les « toasts ».

Mais aujourd’hui, à la vue du clip sur la hausse de 0,1966666% d’Hydro-Québec sur Alerte Rouge, narF se rappela.

Oui, tout lui revient à la mémoire : l’odeur de brûlé, la surface miroitante du grille-pain, la dilatation du ressort et la trajectoire majestueuse du pain qui bondit. Mais surtout, il se rappela à quel point rôtie est un drôle de mot.

narF et la confiture de figues

Haïku::
Confiture de figues
Ce n’est pas une figure
C’est brun et dégueu

La figue est le fruit du figuier et peut se faire transformer en confiture. Le problème c’est que ce n’est pas très bon.

Or, pour une raison qui m’échappe, il semblerait que nos armoires de cuisines synthétisent des pots de confiture de figues. Chez nous, personne de la famille n’aime vraiment ça. Je suis le seul à en manger et ça c’est parce que je ne trouve rien de meilleur pour déjeuner. En fait, c’est dégueulasse mais c’est mieux que de manger du pain sec.

C’est étrange hein? Il semblerait que personne n’achète de confiture de figues chez nous. C’est mon père qui est chargé de faire l’épicerie et il ne se rappelle pas avoir acheté de confiture de figue. Ça n’apparaît même pas sur nos factures d’épicerie. Et on n’a pas reçu de confiture de figue en cadeau non plus.

Conclusion, c’est nos armoires qui en fabriquent.

C’est la seule conclusion possible! J’y ai beaucoup réfléchit et j’en ai conclus que nos armoires de cuisine sont vivantes. Pour se nourir, elles absorbent nos biscuits et nos céréales (les boîtes sont toujours vides!) et rejettent des pots de confiture de figues. Je sais que c’est étrange mais je ne vois aucune autre théorie possible.

narF décore son sapin

Haïku::
Quand on t’a dit que
la Brigade te vois partout,
on ne bluffait pas.

Pour mettre dans mon sapin
le Père Noël m’a donné
4 casseaux d’asperges
3 sacs de poubelle pleins
2 peanuts à lunettes
et 1 rouleau de papier toilette


Tout le monde connaît cet air enjoué (et classique!) du temps des fêtes. Alors pour faire différent, j’ai décidé de décorer le sapin de la famille autrement.

Déjà en partant, la barre était haute. Ma soeur Lau avait en effet décidé de placer des photos de Rufus Wainwright (maudit qu’il chante mal!) et de Johnny Depp (au moins il est drôle…), deux hommes qu’elle aime d’un amour pur et idyllique.

Le problème, c’est que voyant ça, les tapons ont répliqué en plaçant des photos de leur crus. M. Tapon a placé une photo de Super Mario, ce qui reste quand même correct. Mais quand Ann-Soft a placé une photo de Desireless, cette chanteuse pop des années 90, je pense qu’on a touché le fond. Bon, ce n’est pas aussi pire que vous croyez. Y’avait pas de quoi avoir son voyage (haha!). C’est juste qu’il y a comme une folie pour Desireless ces temps-ci chez nous. Encore une autre mode passagère créé par ma soeur Lau. De mon côté, je trouve ça drôle…

N’ayant rien à perdre, j’ai décidé de confectionner des décorations de la part de la Brigade SnW. Armé de papier, de carton de boîtes de céréales et de crayons feutres, je me suis lancé dans l’élaboration de motif complexes et d’oeuvre d’art rétro-kitch-néo-post-modernisme. Ouais.

C’est un peu creepy hein? Vous aurez évidemment reconnu le désormais célèbre oeil de surveillance de la Brigade SnW. Supposément que c’est un oeil magique qui permet de voir partout et tout le temps. M’enfin, j’ai pas trop compris. Ensuite, il y a le fameux cadeau de Earthbound mais qui semble avoir fusionné avec la Boogey Tent de la ville des zombies. Rien de moins.