Antidote à mon insatisfaction

L'autre jour j'ai écris à propos de mon questionnement pour savoir c'est quoi la prochaine étape une fois qu'on est capable d'identifier le problème quand on feel pas. J'ai pas vraiment trouvé de réponses encore mais j'ai des pistes.

Et là par coïncidence, ma chaîne préféré Kurzgesagt vient de sortir un vidéo qui parle justement de ça.

J'aime leur approche. J'aime que tout ce qu'ils disent est appuyé par des vraies études scientifiques. (Sinon c'est trop facile de vendre des recettes miracles bidons)

Depuis que je l'ai écouté, j'ai essayé leur méthode. J'ai ajouté une case "reconnaissance/gratitude" dans mon outil de journal personnel et j'essaye de lister 5 trucs (idéalement différents) par jour. Évidemment, comme ça fait juste 2-3 jours que j'ai commencé, je peux pas dire encore si ça a réellement un impact.

Mais juste le fait d'avoir vu ce vidéo, de me faire expliquer pourquoi certaine personnes sont plus positives que d'autres et me faire dire que n'importe qui peut arriver à changer, je trouve ça très encourageant. Ça m'a mis de bonne humeur pour le reste de la semaine! 😊

La prochaine étape

Ces derniers temps, j'ai beaucoup appris sur l'estime de soi. De par mes lectures et mes rencontres avec ma psy et mes discussions avec mes proches, j'ai appris sur comment ma tête marche. Je suis mieux outillé pour détecter quand je feel pas alors qu'avant je m'en rendais pas vraiment compte. Je réussi pas mal mieux à me calmer quand j'ai des petits moments anxieux. Je contrôle mieux mon sommeil. Je suis pas mal meilleur pour parler de moi ou demander quand j'ai besoin d'aide.

Donc on pourrait penser que tout va bien, non?

Bah.... ouais? J'imagine? Sauf que ça feel pas comme ça. J'ai encore des questions.

Genre... c'est quoi la prochaine étape? Qu'est-ce qu'on fait une fois qu'on a appris tout ça? Quand est-ce qu'on est "guérit"?

J'ai l'impression que depuis que j'ai commencé à apprendre tout ça, à chaque fois qu'on me pose la question "comment ça va", j'ai envie de répondre "c'est compliqué" ou "ça dépend". C'est à partir de quand que je vais pouvoir commencer à répondre oui sans que ce soit le oui de conventions.

Genre, est-ce que j'étais comme ça avant? À toujours me remettre en question? Ou est-ce que c'est quelque chose qui vient avec l'âge? Je sais pas si c'est juste que je me rappelle mal, mais je ne pense pas que j'étais comme ça avant. Genre d'avoir des journées où je feel vraiment déprimé pour aucune raison et que je sais pas quoi faire. Est-ce que ça m'arrivait avant?

...

hmmm...... Bon là maintenant que j'y pense, oui, ça m'arrivait. C'est pas vraiment nouveau. C'est juste qu'à l'époque, je savais pas vraiment comment appeler ça, ni quoi faire pour que ça arrête. Alors je l'ignorait. Maintenant j'ai des trucs. C'est pas parfait mais j'ai des trucs.

Donc à partir de quand est-ce qu'on peut arrêter de toujours avoir qqc de triste/difficile à raconter sur soi? À partir de quand est-ce qu'on sait qu'on va mieux?

En fait, j'ai l'impression que la réponse à ça c'est: quand on arrête de faire trop d'introspection et qu'on commence à pouvoir s'intéresser aux autres. À leur demander, eux, comment il vont. En tout cas, c'est une piste. La fille du livre que j'ai lu en fin de semaine arrive à cette conclusion et ça me fait réfléchir. (le livre = My Solo Exchange Diary vol.2, de Nagata Kabi, la suite de My Lesbian Experience With Loneliness). Dans le livre, elle fait beaucoup d'introspection et nous partage ce qu'elle fait pour s'en sortir. Et elle pense que la raison de son mal de vivre c'est qu'elle a trop de misère à connecter avec les autres. Et donc elle s'essaye à ça, à leur demander comment ils vont, à s'intéresser à eux.

Ça je le fait un peu, mais peut-être pas encore assez.

Sortir de ma tête et aller voir les gens. Leur demander eux comment ils vont, pas juste comme porte d'entrée pour ensuite parler de mes histoires à moi. Faire un peu moins d'introspection. Je sors vraiment pas souvent avec mes amis. C'est peut-être ça la prochaine étape que je dois travailler?

Ça pourrait être mon objectif pour les prochaines semaines. Mon objectif S.M.A.R.T. comme on fait à la job! On verra ce que ça donne.

Anxiété sociale et ce que j'ai appris au fil de mes visites aux psy

J'avais un rendez-vous chez ma psy ce matin et une journée de congé ensuite (j'en prends pas souvent, alors j'en profite à la fin de l'année pour pas les perdre!)

Normalement je suis trop gêné pour parler de moi dans mon blogue, parce que j'ai peur que les gens vont me juger, surtout si c'est genre quelqu'un du travail qui tombe là-dessus. Mais en fait, parler de santé mentale ne devrait pas être mal jugé. C'est pas comme si j'avais un immense problème qui ferait peur à un employeur ou un collègue. C'est juste des petites insécurités quotidiennes normales. Tout le monde a ces trucs là, sur différents aspects de leur vie. Mais comme personne n'en parle jamais, on ne s'en doute souvent pas. Faque aussi ben que je me lance le premier! Pour ouvrir la voie! (C'est comme ça que je vois ça. C'est comme ça que j'arrive à me convaincre de parler de moi, même si je sais qu'au fond, je le fait pour moi.)

Side note: J'ai relu plein de vieux billets de mon blogue dernièrement. C'est fou à quel point j'ai changé sur 17 ans. Évolué comme un pokémon! Mon niveau d'écriture s'est amélioré, ma perception du monde s'est raffermi et raffiné pour mieux percevoir les subtilités. Je suis moins un cul. Et je suis graduellement de plus en plus à l'aise à parler de moi. Avant j'étais full gêné. Ça parait que j'ai investi tout mes points de level-up des dernières années sur mes social skills!

Donc j'avais mon rendez-vous chez ma psy aujourd'hui. À chaque fois, dans les jours qui précèdent, je me demande si j'en ai réellement besoin ou si je suis déjà "guérit". Et à chaque fois, j'ai finalement un million de choses à dire et donc c'est une bonne chose que je continu d'y aller. À chaque fois, je pense que j'en ai pas réellement besoin, que j'ai pas vraiment des "vrais" problèmes et que j'ai pas besoin de voir une psy pour ça. Mais à chaque fois ça fait beaucoup de bien et ça m'apprend des chose. À chaque fois, je vois mon évolution. Le jour où j'arrêterai de voir cette évolution, je considérerai d'arrêter d'y aller. Pour l'instant, on va assumer que j'en ai encore besoin même si je suis pas sûr.

Aujourd'hui, on a parlé de comment je réagis en situation sociale difficile. Elle a utilisé l'expression "anxiété sociale" pour me décrire. Ça m'a en faits rassuré. De un parce que j'aime bien avoir un mot précis pour décrire "mon problème", et de deux pour me dire que, non, je n'ai pas des choses plus graves que je m'imagine parfois avoir. Si j'ai de la difficulté dans les relations sociales, est-ce que c'est parce que j'ai un trouble du genre Asperger ou autisme? Non, vraiment pas. Ces trucs-là c'est vraiment pire. De la même manière que certaines personnes veulent se faire rassurer que, non, elles n'ont pas le cancer ou whatever, moi faut me rassurer un peu sur ça. J'ai tendance à me juger beaucoup trop sévèrement, donc à assumer que mes problèmes sont plus gros qu'ils ne sont réellement. Et ma psy aide justement à dédramatiser tout ça. À me montrer l'échelle et me dire que je suis pas mal en bas complètement! 😄

Mais ça ne veut pas dire que je n'ai rien non plus. Mon malaise dans mes relations sociales vient de quelque part. Et de manière généralement, je suis assez bon pour trouver les sources, les causes et régler tout ça. C'est juste que j'ai souvent peur de ne pas faire ça correctement. Alors j'en fait des montagnes. Au final, il faut que je continue dans cette voie, que je continue de faire des efforts, parce que ce n'est pas quelque chose qui me vient naturellement. Et ça, il faut l'accepter. De la même manière que j'accepte les différence des autres, voire même les valoriser et les célébrer parce que c'est ça qui rend une personne cool, je dois apprendre à accepter mes propres trucs weirds et les célébrer aussi.

Bon. On a parlé de plein d'autres trucs aussi mais je vais m'en tenir à ça pour aujourd'hui. Je vais aller profiter de ma journée de congé! 🙂

Lecture: My Lesbian Experience with Loneliness

J'ai fini de lire une BD et ça m'a trotté dans la tête depuis des jours. C'est donc signe que j'ai des choses à dire. Alors je viens ici écrire des choses! Mais c'est un peu mêlé dans ma tête, faque ça risque de sortir un peu mêlé. Il y a beaucoup de choses à dire apparemment!

J'ai tombé sur une critique du livre par hasard sur Mastodon. Wait non, c'est pas important. Avant de commencer à raconter tout ça, je devrais débuter en disant c'est quoi ce livre!

My Lesbian Experience with Loneliness est une histoire autobiographique en format manga. L'auteur, qui a la fin vingtaine au moment d'écrire son histoire en 2015, raconte comment elle a vécu une longue partie de sa vie avec un lourd fardeau: troubles d'alimentation, burn out, fatigue chronique, pertes de cheveux, et surtout une très mauvaise estime d'elle-même. Et par la suite, raconte comment elle est réussi à surmonter (une partie de) tout ça. Mais au début, elle ne sait rien de pourquoi ça ne marche pas dans sa tête. Tout ce qu'elle sait, c'est qu'elle essaye très très fort de juste vivre normalement, avoir une bonne job, survivre à ses milles problèmes et essayer de rester au dessus des attentes de tout le monde autour d'elle qui lui mettent full pression: ses collègues de travail, sa famille et sa mère en particulier.

En passant, au cas où vous saviez pas, il faut lire les bulles de droite à gauche. ←

Au début, elle n'a pas les mots pour décrire rien de tout ça. Elle est perdue et ne comprend rien à rien. Et elle fait des erreurs Et c'est ça qui est merveilleux dans ce livre: l'auteure ne cache rien! Elle raconte tout! Toutes ses angoisses, toutes les choses terribles qu'elle a faites, racontés en détails, avec illustrations et humour, sans aucune pudeur. Et c'est pour ça que c'est merveilleux: parce que c'est super facile de s'y reconnaître! C'est pas des grands mots et des grands concepts abstraits. C'est la vraie vie. C'est son quotidien et toutes les mardes qu'elle endure à cause de son état mental. Même si vous n'avez pas vécu des choses aussi difficiles qu'elle, c'est tellement concret qu'on ne peut que s'y attacher. Surtout si vous êtes vaguement à l’affût de comment fonctionnent les troubles mentaux, ou même juste d'avoir fait un peu d'anxiété ou d'être insécure par moment. (aka: tout le monde!) Moi je me suis reconnu vraiment beaucoup, même si au final mes difficultés sont nettement moins intense que les siennes.

Bon, là on arrive au boutte où je vais moins parler du livre et plus parler de moi (parce que je sens que c'est ce que je dois faire si je veux faire sortir le méchant, et tout ce qui me trotte dans la tête.)

Continuer la lecture de "Lecture: My Lesbian Experience with Loneliness"

Solitude, par Kurzgesagt

Comme l'a dit ma sœur: "doux jésus! Tu veux vraiment qu'on écoute cette vidéo là!! Tu l'as partagée partout!!"

Oui. Je pense que je connais beaucoup de gens qui vont se reconnaître comme moi dans la vidéo, donc si ça peut les aider un peu, tant mieux.

Ma chaîne préférée, Kurzgesagt - In a nutshell, a de nouveau frappé un grand coup en s'attaquant à quelque chose que tout le monde ressent mais que personne semble avoir les mots pour décrire

Ça parle du concept de solitude comme un des principaux maux qui nous affligent, nous qui vivons à l'ère moderne avec nos téléphones et nos facebook. Ils mettent des mots sur des concept flous qu'on a tous un jour ressenti sans savoir c'était quoi. Ils expliquent sans jugement, en disant que tout le monde est pogné avec ça. Et donnent quelques trucs pour briser le cercle vicieux.

About loneliness, by Kurzgesagt

Je reconnais beaucoup de gens que je connais dans cette vidéo. Je me reconnais aussi moi par moment. Je reconnais les patterns et les sentiments que ça cause. Je n'avais juste pas de mots pour le décrire clairement.

Bref la vidéo arrive au bon moment pour m'encourager dans mon désir de déconnecter de facebook et twitter pour mieux connecter avec les gens.