C'est l'histoire qui compte

Je viens de lire un petit billet sur des trucs à respecter ou à éviter quand on écrit de la fiction. La liste est loin d'être exaustive et ce n'est certainement pas un cours sur comment devenir écrivain, mais c'est quand même 5 petits conseils pratiques qu'il est bon de garder en tête.

Selon moi, le plus important est le deuxième:

2. C’est l’histoire qui compte
Quand j’étais jeune et que je voulais devenir écrivain, je n’avais pas du tout envie de «raconter des histoires»… comme à peu près tous les jeunes qui veulent devenir écrivain. Une histoire, c’était un carcan, une mécanique artificielle à laquelle il fallait renoncer pour exprimer ses états d’âme et la réalité de la vie. Maintenant, je pense que tout texte de fiction est essentiellement «dramatique» – dans le sens où ce sont les événements vécus par les personnages qui ont le plus de signification. Décider de «ce qui se passe» dans notre histoire, c’est notre plus grande responsabilité et notre la plus grande opportunité d’expression. Et si on y renonce en racontant une histoire où il ne se passe «rien» ou «pas grand chose», ce «rien» ou ce «pas grand chose» est l’élément le plus significatif de notre œuvre.

http://barclayfortin.blogspot.com/2010/03/cinq-regles.html

Allez lire le reste, c'est très inspirant.

Stimuler la créativité et optimiser son temps: Deux textes à lire!

C'est très difficile d'être productif dans un domaine artistique. Il faut stimuler l'inspiration et la créativité et ça, ce n'est pas facile. Voici deux textes qui peuvent vous aider dans ce domaine.

Making games faster
Puisque les journées n'ont pas une durée infinie, il faut savoir organiser son temps. Ou plutôt, il faut apprendre à ne pas perdre du temps. Malheureusement, l'internet est une grande source de distraction et c'est sans compter les contre-temps et empêchements au bureau (réunions, appels téléphoniques, etc.) qui viennent nous distraire encore plus. Heureusement, il existe des solutions et ce n'est pas aussi compliqué qu'on pourrait le croire. Il s'agit simplement de prendre quelques bonnes habitudes. Le texte parle d'un studio de jeux vidéos qui a réussi à faire beaucoup plus, tout en réduisant les heures de travail de ses employés. Ça parle de jeux vidéos, mais vraiment, ça pourrait s'appliquer à n'importe quelle entreprise où la créativité est importante.

The first part of their theory is that we really only get about 2 hours of seriously focused, amazing-quality work per day--if we're lucky. There are so many distractions and blockers, so many times when you're too tired or hungry or upset about something, or whatever. Knowledge work, as it's called, is the type of thing where you could spend 20 hours on a problem and not solve it, but just *one* hour of your fully charged genius-time could solve it.

http://www.sirlin.net/blog/2009/11/5/making-games-faster.html

Less talk, More rock!
Ensuite, un autre texte qui parle de comment faire des bons jeux, avec du bon game design. Un des problèmes qu'on peut avoir quand on a un éclair de génie, c'est qu'il faut l'expliquer en mot. Or, il y a des choses qui s'expriment que très difficilement en mots:: les émotions et les sentiments par exemple. Malheureusement, de plus en plus, les studios de jeux accordent trop d'importance aux mots. Ils veulent faire des jeux qui vont plaire à leur public cible, même lorsque le public cible ne sait pas vraiment ce qu'il veut. L'auteur parle aussi de comment la surabondance de mots dans un jeu (en dialogues, en texte écrit ou en tutoriels interminables) vient nuire aux émotions que le joueur pourrait ressentir.

Go right from the inspiration -- the vision -- to actually making it. Don't think it through. Don't talk about it. Don't plan it. Dive in and start making it happen. If you do that -- if you can start rocking -- you'll get some momentum, and when you have some momentum then the project has a chance, because now you're into it. It's going somewhere, it's tangible. Sure, you'll still run up against problems to solve and decisions to make, but you'll approach these in the moment and solve them in the moment.

http://www.boingboing.net/features/morerock.html

S'il y en a parmi mes lecteurs qui s'intéressent au design de jeux, vous devriez absolument lire ces 2 textes. Si vous êtes un artiste dans un autre domaine, vous devriez aussi les lire, mais vous devrez faire l'effort de transposer les notions vers votre domaine.

Bonne lecture!

Inquiétude dans la nuit : la différence entre suspense et surprise

Hitchcock expliquait le suspense de cette façon: Si deux personnes dînent à une table et que, rendu au dessert, une bombe explose sous la table, c'est de la surprise. Si une bombe est cachée sous une table à laquelle deux personnes viennent manger et qu'ils discutent de trucs anodins sans savoir qu'il y a une bombe (mais que nous on le sait), c'est du suspense. La différence, c'est que, dans le deuxième cas, le spectateur en sait plus que les personnages. Il sait ce qui pourrait leur arriver et s'inquiètent pour eux.

Maintenant que vous savez cette notion de base de narratologie, allez lire ce comicstrip sur Buttersafe.

Ventilateur et Hélicoptère

Si jamais vous êtes un peu confus pour reconnaître les différences entre un hélicoptère et un ventilateur de plafond, l'internet arrive à votre rescousse avec ce guide pratique.

J'espère que c'est plus clair maintenant.
Oh, je viens juste de voir que c'est en espagnol en plus. Là tout le monde va être encore plus mêlé!

Les plans

J'avais lu un livre à propos de comment les humains font pour prévoir le futur. Le livre disait qu'on arrivait à anticiper l'avenir à l'aide de 2 trucs : les buts et les plans. Chaque personnes a plusieurs buts à atteindre. Par exemple, on peut avoir comme but de devenir riche et d'atteindre le bonheur mais aussi des plus petits buts comme réussir à se faire un café le matin sans s'endormir en chemin. Pour atteindre ces buts, on élabore des plans en découpant les tâches à accomplir en plus petits buts. Par exemple, on sait que pour faire un café, il faut d'abord sortir une tasse (ça c'est un sous-but), ou que pour devenir riche, il faut trouver un bon emplois(c'est un sous-but aussi). Avec une bonne anticipation et un bon plan, on peut réussir à réaliser nos buts. Ou nos rêves si vous préférez.
Autre exemple : durant une guerre. Chaque armée a un plan et c'est dans l'exécution de ce plan-là que la victoire pourra être atteinte. Rien n'empêche évidemment de changer le plan en cours de route. Un plan, c'est juste le parcours qu'on se fait dans notre tête pour prévoir l'avenir. Si le présent est changé (par exemple, si on n'a plus de munitions pour combattre) alors on change le plan pour en trouver un autre qui nous offre le plus de chance de succès. Ou le moins de pertes en vies humaines, si la situation devient désespérée.
Ainsi donc, c'est très normal de faire des plans. On en fait tout les jours sans même y penser. Même dans les relations humaines, on fait des plans. Si on veut se faire des nouveaux amis, on élabore des plans pour s'arranger pour être en contact avec beaucoup de gens. Si on veut récupérer une amitié perdue, on va faire un plan aussi, idéalement en s'arrangeant pour parler à la personne et peut-être en lui demandant pardon. Même chose si on veut avoir une augmentation de salaire : on va faire un plan pour s'arranger pour bien travailler efficacement sous l'oeil du boss pour ensuite faire paraître notre demande comme raisonnable.
Ce qu'on constate, c'est que les plans sont toujours quelque chose de personnel, et je dirais même d'égocentrique. Après tout, les plans qu'on élabore servent d'abord et avant tout à réaliser nos buts, c'est à dire nos désirs personnels.
Et c'est là le problème. Pour quelqu'un ayant un sens moral peut-être un peu trop extrême, ça devient carrément une mission impossible. Il y a des fois où j'ai l'impression d'être un chef militaire qui élabore un plan pour gagner une guerre. Sauf que moi, je veux pas gagner un territoire ou une possession, je veux juste gagner un peu de l'....................................... et ça s'adonne que c'est presque aussi difficile à obtenir, on dirait. J'essaye de me convaincre que c'est normal de devoir faire des plans pour ça, mais en même temps, je me sens mal de devoir faire tout ça. Je n'ai pas beaucoup l'esprit guerrier, ni l'esprit de compétition. Une guerre, c'est sale, c'est pas gentil. Et mon but n'est certainement pas aussi dévalorisant. On pourrait presque dire que c'est une noble cause. N'empêche, je m'en fais trop avec ça, comme d'habitude...

Précision scientifique et incertitude

La précision scientifique, c'est vraiment bien. Ça a l'avantage d'être ordonné, prévisible, organisé et clair.

L'incertitude quantique, ça c'est drôle. On n'y comprend rien mais c'est amusant parce qu'on peut s'imaginer que ça mène à la téléportation, au dédoublement et aux folies de la physique.
Mais l'incertitude de la vraie vie, ça c'est moins cool. Les émotions et toutes ces affaires-là, foutu que c'est compliqué!

C'est impossible d'être original!

(cet article fait un peu suite à un autre que j'ai écrit précédemment)
C'est impossible d'être original! Ça c'est un point que j'ai souvent bien de la difficulter à discuter avec les gens, parce que personne ne me crois jamais. Tu auras beau essayer autant que tu veux, tous a déjà été fait par quelqu'un d'autre avant toi. Quelqu'un, quelque part a eu la même idée que toi. C'est plate mais c'est comme ça. Si tu ne l'accepte pas, tu vas t'enfermer dans une impasse. J'étais comme ça au début. Je voulais faire des trucs entièrement original. J'essayais du plus que je pouvais de ne rien copier. Et donc, tout ce que je faisais était soit très mauvais ou très copié sur quelque chose d'autre que je ne connaissais pas.
Alors moi, je préfère être au courant de ce que je copie, pour au moins essayer d'être différent. Si je ne peux pas être entièrement original, alors je vais au moins essayer de me démarquer. C'est pour ça que j'aime voir le plus d'oeuvres possible. Le plus de variété que j'expérimente (en voyant beaucoup de films, de livres, de BD, de musique), le plus que je vais savoir les limites où il faut se rendre pour pouvoir faire quelque chose de différent.
Plus jeune, je suis tombé dans un piège. Quand j'étais au secondaire, j'essayais d'écrire un roman. Et pour inventer des mots, je feuilletais parfois le dictionnaire. Et là, je prenais des mots compliqués. Je me disais : "personne ne va savoir c'est quoi! C'est bien trop étrange comme mot." Mais avec le temps, je me suis rendu compte que les mots que j'avais choisi n'étaient pas si étranges que ça. Ils étaient en fait très commun. Je croyais que personne n'allait s'en rendre compte mais finalement, n'importe qui avec un peu de culture aurait vu clair dans mon plan.
J'avais par exemple choisi le mot Forcalquier pour un nom de vaisseau spacial. J'avais trouvé ce mot dans le dictionnaire. Je me disais : personne ne va jamais savoir c'est quoi ce mot bizarre! Et puis, une amie de ma mère est venue et nous a parlé de son voyage en Europe, où elle a passé par une ville qui s'appelait Forcalquier. Et zut! Je m'étais fait avoir. C'est comme si j'avais dit que mon héros pilotait un Toronto. Plutôt, si j'avais été conscient de mon choix de mot, j'aurais pu profiter de ce choix. J'aurais pu inventer une raison de pourquoi le vaisseau spacial dans mon histoire s'appelait Toronto. Ça aurait pu être la ville préféré de son créateur par exemple. Et là, mon histoire aurait pu passer de "haha, tu as copié un nom de ville" à "wow, ton histoire a plus de profondeur". Comme je disais, la ligne entre le plagiat et l'oeuvre original est mince. Il faut juste en être conscient des choix qu'on fait pour mieux les détourner.
On ne peut pas être original. Peu importe ce qu'on fait, ça va être copié sur quelque chose d'autre. Alors on est mieux de l'assumer et de bien choisir nos sources d'inspiration. Il n'y a pas de mal à prendre l'oeuvre de quelqu'un et la transformer en quelque chose de nouveau, à condition de citer sa source. Si j'utilise, disons, un poème comme source d'inspiration pour un scénario, alors bien entendu, il faut que je dise qui est l'auteur de ce poème. Tant qu'on cite nos sources, on peut bien emprunter n'importe quoi.
J'y pense, c'est exactement ce que j'avais dit précédament à propos de comment écrire des travaux d'université! Haha!

Primerica, c'est de l'arnaque pyramidale!

Mise à jour (25 nov 2013): Étrangement, ce billet continue d'être un des plus vu sur mon blogue. Il semble être un des premiers résultats sur google quand on utilise les mots "primerica" et "pyramidal". Gardez seulement en tête que mon billet a été écrit en 2009!

La semaine passée, j'ai reçu un appel d'une compagnie de finance, Primerica, qui voulait me voir en entrevue pour un poste de gestion. J'ai trouvé ça un peu bizarre, étant donné que je ne leur avait pas envoyé mon CV et que je n'avais aucune expérience en gestion. Mais bon, j'allais quand même pas refuser, non?

Et bien oui, j'aurais dû refuser!

Je me suis rendu à leur bureau. C'était des portes-ouvertes et il y avait un gars qui donnait une petite présentation sur la compagnie et sur pourquoi ils cherchaient des gens. Je me suis rendu compte que y'avait quand même beaucoup de postulants et que j'avais probablement aucune chance d'avoir le poste.

Sauf qu'à force d'écouter la présentation, j'ai commencé à avoir des doutes. Et en posant des questions aux employés qui étaient là, questions qui sont restés sans vraies réponses, toujours divagantes ou avec des réponses ridicules, mes doutes se sont solidifiés.

Primerica, c'est de la vente pyramidale!

Foutu! Bordel! Argh! C'est supposément illégale mais j'ai compris pourquoi eux réussissent à s'en sortir dans la loi. Ils sont genre des revendeurs de produit financiers louches et essayent d'embobiner les gens dans des embrouilles.

Morale de l'histoire, si jamais vous entendez parlez de Primerica, restez très loin de ça! Ils essayent surtout d'embobiner les "amis des amis" (si c'est pas pyramidal ça, c'est quoi?).

Je me sens un peu con d'être tombé dans le paneau, mais au moins, je n'ai perdu que quelques heures de mon temps. Mais ils voulaient me faire payer pour une formation. Haha! Bien bonne celle là!

I believe that every human has a finite number of heart-beats. I don't intend to waste any of mine running around doing exercises.

de Buzz Aldrin

Je suis tellement gratteux et possessif. J'aime pas gaspiller les choses que j'ai.
Quand j'étais plus jeune, j'ai souvent reçu des kits pour faire des bricolages mais je ne m'en servait jamais, de peur de les gaspiller. J'attendais "le bon moment" mais évidemment, je ne les sortais jamais. Et immanquablement, la colle ou la plasticine finissait pas sécher.
À trop vouloir ne pas les gaspiller, je les ai totalement gaspillés.
Alors je ne gaspillerai certainement pas mes battement de coeur inutilement. Je les garde pour quand je serai poursuivit par un méchant et que je devrai courir.