Princesse Mononoke

J’ai écouté le film Princesse Mononoke (dessins animés de Hayao Miyazaki) pour la première fois aujourd’hui.

Le message écologique, anti guerre et anti-pollution est vraiment fort. Et le monde est remplis de détails sur comment les gens vivaient à cette époque. C’est super authentique.

Je comprends pas comment on peut écouter ce film et pas avoir envie de vraiment changer les choses. De vraiment faire des efforts pour réduire notre consommation et arrêter d’exploiter les ressources et polluer sans limite. Et donc c’est quand même surprenant qu’autant de gens l’ais vu sans avoir essayé de changer leurs habitudes. Que ça n’a pas eu un plus gros impact.

Mais peut-être que je me trompe et que le film a réellement eu un impact, que y’a des gens qui ont adopté des nouvelles habitudes écolo après l’avoir vu. Si vous êtes dans cette situation, dites moi le. Ça va me redonner espoir.

En même temps, c’est peut-être aussi parce que moi et mon frère on y est déjà sensibilisé. On fait déjà des efforts zéro déchets, compost, etc. Mais je sais pas. Ça m’a donné envie de faire davantage.

Bref, c’est vraiment un bon film. Je recommande. Surtout si vous aimez les films nuancés où tout n’est pas noir et blanc.

Quelques souvenir sur Perfect Blue (À la mémoire de Satoshi Kon)

Il y a quelques semaines, j’ai réécouté Perfect Blue de Satoshi Kon. Depuis la mort de ce grand réalisateur, je me suis mis dans la tête de revoir tous ces films. Je progresse lentement (c’est seulement le 2ème que j’écoute depuis) mais je ne veux pas y aller trop vite et m’écoeurer non plus…

C’était la deuxième fois que j’écoutais Perfect Blue et je dois dire que le film est vraiment meilleur lorsqu’on l’écoute pour la deuxième fois parce qu’on peut enfin comprendre toute l’histoire en ayant toutes les clés en main. Comme c’est un thriller dont le récit nous est raconté de façon déconstruite, le voir une seconde fois nous permet de bien remettre tous les morceaux de puzzle ensemble. Pour cette raison, je suggère fortement d’écouter le film 2 fois si vous en avez la chance, pour pouvoir mieux l’apprécier.

Quand je l’ai réécouté, j’en ai fait profité toutes la famille. C’était notre film du vendredi soir. J’avais réussi à convaincre mon père que c’était un bon film et que ça ressemblait à un thriller de Hitchcock. Mon père déteste les «trucs japonais» et c’est probablement la seule chose que je pouvais dire pour le convaincre de s’installer avec nous et l’écouter.

Ça a plus ou moins bien fonctionné. Il a quand même pu apprécié le film un peu, même s’il continu de détester ça parce que c’est «des trucs japonais avec des petites voix aigües».

C’est intéressant qu’il ait souligné ce point. Et en fait, je dois dire que je suis plutôt d’accord avec lui. Autant j’ai pu être un énorme fan des animes et des mangas à une certaine époque, j’en ai depuis développé une écoeurantite aigüe. Tout ce qui est sorti récemment n’est qu’un ramassis de clichés scénaristiques, de sexisme dégoulinant, de scénarios insipides et de personnages insignifiants. Néanmoins, malgré tout cela, je garde une place dans ma bibliothèque pour certains animes particulier et certains films de réalisateurs talentueux. Satoshi Kon y a une place de choix, évidemment.

Je disais que c’était drôle que mon père n’ait pas apprécié le côté très «anime japonais» et petites voix aigües de Perfect Blue. Je souligne parce que c’est en fait plutôt ironique qu’il ait dit ça. Perfect Blue est, en plus d’être un thriller psychologique intense, une satire sur l’industrie des animes, des mangas et de la culture pop japonaise en général. Sans rentrer trop dans les détails de ce qui se passe au Japon (surtout que je ne suis pas un expert en la matière), disons seulement que de riches entreprises parfaitement légitimes se financent ouvertement en vendant des produits ayant comme but d’aller titiller les pulsions sexuelles déviantes et quasi pédophiles de leurs fans. La plupart des animes d’aujourd’hui ne sont que ça: des petites filles mineures dans des situations remplies d’allusions cochonnes. Si vous avez déjà vu du moe, vous devriez savoir de quoi je parle.

Ce qui est intéressant de Perfect Blue, c’est qu’il agit comme une sorte de documentaire de cette industrie. On y voit une chanteuse pop (au Japon, ils les appellent «idoru», une transcription de «idole») qui est forcée par son manager d’abandonner sa carrière musicale pour devenir actrice. Là où ça devient louche, c’est quand ses managers, mais aussi les scénaristes, les réalisateurs et l’industrie en général, la pousse à faire des scènes de viol et des photos érotiques. Inutile de dire qu’elle n’est pas particulièrement à l’aise avec ça, au point d’en développer des pathologies psychologiques et des dédoublements de personnalité. Le film décrit l’industrie de la pop culture japonaise comme gourmande de débauche sexuelle, tout en se foutant de ce que les actrices doivent endurer comme horreurs pour satisfaire la demande des fans.

Peu de réalisateurs japonais ont osé décrier le système et cette façon de mettre les jeunes femmes et les fillettes en images. Le seul autre que je connaisse c’est Hideaki Ano et la finale mythique de sa série Evangelion, où Rei (la fille moe cute dans la série (à sa façon)) se fait agrandir dans l’écran et mettre à nue de façon artificielle et horrifiante, comme si le réalisateur avait voulu dire: «vous l’aimez elle? Eh bien je vais vous en donner beaucoup plus que ce que vous en vouliez, au point de vous faire vomir!».

Mais je diverge… Ce que je veux dire, c’est que les animes s’enlisent dans un bourbier pervers et que Perfect Blue est un des trop rares films à oser critiquer le système. Ce qu’il disait en 1998 est encore plus vrai aujourd’hui. Si vous êtes fan d’animes, vous devriez l’écouter pour voir l’envers de l’industrie que vous aimez tant. Sinon, vous pouvez aussi écouter et apprécier le film comme un très bon thriller psychologique.

Voir aussi: Mes autres billets sur les films de Satoshi Kon écrit après sa mort, notamment celui sur Paprika.

À la mémoire de Satoshi Kon (1963-2010) : Quelques souvenir sur Paprika

Satoshi Kon, le réalisateur des films Paprika, Perfect Blue, Millenium Actress, Tokyo Godfathers et de la série animé Paranoia Agent, s’est éteint en août dernier des suites d’un cancer. Il travaillait encore sur un dernier film qui sera peut-être continué et sorti post-hume.

J’ai été choqué et très triste d’apprendre cette nouvelle. Quelqu’un avait posté ça sur Facebook. Je l’ai lu le matin avant d’aller travailler. Ça ma frappé.

Puis, le lendemain, j’ai lu sa dernière lettre. Juste avant de mourir, il a écrit une lettre que sa famille a publié sur son blogue. Quelqu’un sur internet l’a traduite. Ça m’a jeté à terre. J’ai pleuré un peu. Ce gars-là, c’était vraiment un génie. C’est un de mes réalisateurs préféré et ses films sont vraiment marquants. Paprika est dans mon top 4 des meilleurs films de tous les temps.

Après avoir lu sa dernière lettre, je me suis dit que la meilleure façon de célébrer sa carrière de génie serait de revoir tous ses films. Aujourd’hui, j’ai commencé avec le meilleur, Paprika.

Ça fait plusieurs fois que je le vois ce film-là. Je n’ai plus vraiment de surprise en l’écoutant. Seulement des souvenirs qui remontent, et le sentiment de revoir un film qui continu d’être aussi bon que la première fois.

La première fois que je l’ai vu, c’était au ciné-campus à l’université avec des amis. Durant tous le film, j’étais resté cloué sur mon siège, totalement hypnotisé et ébahit. La musique exaltante du film combinée aux scènes d’envols m’ont fait ressentir une sorte de liberté exubérante et infinie. Comparer cela aux immanquables scènes de vols aériens des films de Miyazaki (Spirited Away, Princess Mononoke, Castle in the sky, etc.), cela revient à comparer une petite balade en moto avec un saut en parachute! J’étais sorti de la salle béat d’admiration pour ce Satoshi Kon que je ne connaissais pas jusqu’alors, mais que j’avais déjà au sommet de ma liste de réalisateurs extraordinaires.

Récemment, en voyant le film Inception, je n’ai pas pu m’empêcher de le comparer à Paprika. C’est les même thème, le même genre d’effet spéciaux, le même genre d’ambiguïté dans le scénario. Par contre, là où Inception est un film de divertissement Hollywoodien avec des gros effets spéciaux, Paprika a une subtilité et un niveau de symbolisme beaucoup plus poussé, avec des tonnes de métaphores et de liens entre différents domaines scientifiques. Et je ne peux m’empêcher de penser que le réalisateur d’Inception a copié tout un paquet de trucs de Paprika. C’est flagrant!

Paprika a été le premier film que j’ai vu de Satoski Kon et le premier que j’ai écouté pour honorer sa mémoire. Je compte ré-écouter les autres que j’ai en ma possession (Tokyo Godfathers et Perfect Blue) et enfin écouter ses autres oeuvres que je n’ai pas encore vus.

Je vais essayer de venir écrire un petit quelque chose ici à chaque fois.

Mise à jour: J’ai continué d’écrire d’autres billets en écoutant ses films. Vous pouvez aller lire ça.

Hypermédiation (et des vampires qui dansent)

Hypermédiation (hypermediacy):: Style de représentation visuelle dont le but est de rappeler au spectateur la présence du médium. Une forme d’autoréférentialité.

Dans mon cours de Cinéma et Technologie Numérique d’aujourd’hui, le prof nous a parlé d’un concept qui s’appelle l’hypermédiation. Ça c’est quand un film tente de briser au maximum l’illusion qu’il est un film pour nous faire croire qu’il est autre chose. Par exemple, un film de fiction qui essayerais de se faire passer pour un documentaire ou une émission de télé. On peut notamment penser à des films comme Blair Witch Project, Cloverfield ou District 9. Dans ces trois cas, il s’agit d’oeuvres de fiction qui veulent ressembler à un reportage télé ou à un film amateur tourné avec une caméra cheap. On y retrouve des caméras tremblotantes, du mauvais son, du bruit vidéo (grichage), etc.

Ce qu’on voit moins, c’est la même chose faite en animation. Parce que l’animation a déjà beaucoup de difficultés à être photoréaliste, elle peut difficilement nous faire croire à un faux-documentaire. Mais ça n’empêche pas certain de s’essayer, habituellement dans un but de parodie. Je pense notamment à l’anime Lucky Star, et à son segment Lucky Channel à la fin des épisodes, où on voyait deux animateurs qui avaient des problèmes dans leur studio de télévision. Je me souviens notamment d’un épisode où ils se chicanaient tellement fort qu’ils brisaient une caméra. La caméra basculait et l’image se brouillait.

Un nouvel anime viens de sortir, et il a l’air vraiment pas très bon:: Dance in the Vampire Bund. J’ai lu une critique et ça m’a convaincu de ne jamais écouter ça. C’est encore une histoire de vampires avec des bishos et des lolis et full de fan service dégoulinant. Et il y a un loup-garou aussi. Faut croire que les japonais ont vraiment envie de surfer sur la vague de Twilight.

Pourquoi je parle de ça? Et bien le premier épisode faisait une parodie de talk-show japonais. Tous les signes télévisuels s’y retrouvait. Si vous avez déjà vu un peu de télé japonaise sur YouTube, vous devriez savoir de quoi je veux parler. C’est évidement un anime de fiction (une princesse vampire qui veut conquérir le monde, je pense) mais qui a choisi de présenter ses personnages en faisant un talk-show qui imite la télé avec ses reportages sensationnalistes, ses talk-show et ses animateurs. C’était quand même bien fait et avez suffisamment de suspense pour que ça fonctionne. Personnellement, le fait que ça abolis les conventions d’animes en faisant un talk-show est la seule raison de pourquoi j’ai écouté le premier épisode de cet anime (et avec la ferme intension de ne PAS écouter les suivants).

Ce qui est intriguant, c’est de se demander pourquoi le studio qui produit l’anime a choisi de faire une telle expérimentation. Pourquoi vouloir essayer de briser le mur de la fiction en imitant la télé? À ce qui parait, le manga qui a inspiré l’anime commençait de façon très traditionnelle, sans briser la fiction. L’anime a choisi plutôt de pousser à fond l’imagerie télévisuelle. Pourquoi avoir changé ça?

Une des raisons que je peux voir, c’est pour renforcer son récit. Dans l’histoire de la série, les vampires auraient vécu dans l’ombre sans que les humains ne sachent qu’ils existaient, et ils auraient décidé qu’à partir de maintenant, ils allaient sortir de l’ombre. C’est un peu comme dans District 9, quand les extra-terrestres débarquent sur Terre. Le film choisi d’utiliser une approche de documentaire, pour nous faire croire que les extra-terrestres auraient réellement débarqué sur Terre. Je pense que c’est un peu ça que l’anime a essayé de faire, pour renforcer son histoire. Ça, mais aussi le fait que commencer une nouvelle série d’anime avec un punch original, ça aide au marketing! La preuve, j’aurais jamais écouté cette série sinon. Je l’ai écouté juste pour voir ce talk-show étrange.

Sur ce, si l’hypermédiation vous intrigue et que vous n’avez pas vu District 9, je vous suggère vraiment de voir ce film. C’est le meilleur que j’ai vu à date pour ce qui est d’imiter parfaitement les codes télévisuels. Sérieux, ça a vraiment l’air vrai!

Par contre, n’écoutez pas Dance in the Vampire Bund (sauf peut-être le premier épisode, que vous pouvez pirater sans remords sur YouTube). Ça a l’air vraiment plate, sauf si vous êtes un pédophile qui aime les p’tites filles nues. Ce n’est pas moi qui le dit, c’est lui.

Perception: Voir le beau côté en changeant son mental

Note de départ:: J’ai trouvé ce billet de blogue dans mes brouillons. Je l’ai écrit il y a environ 2 ans mais j’ai dû oublié de le publier. En le relisant aujourd’hui, je ne suis pas totalement d’accord avec tout ce que j’ai écris à l’époque (et aussi parce que c’est pas très bien écrit), mais je pense que ça vaut quand même la peine d’être publié aujourd’hui.


En fait, ce qui est intéressant, c’est que j’ai écris ça avant de rentrer dans mon bacc en cinéma et que je parle, sans le savoir, de trucs qu’on voit dans mes cours actuellement soit la réception des films, la cognition et la perception. Genre, comment notre état d’esprit influence l’écoute qu’on fait d’un film. Et j’ai écris tout ça sans le savoir. Hehe, je suis hot 🙂

Haïku::
Voir le beau côté,
ne pas éviter le plate
de la culture pop.

En écoutant le podcast d’une conférence, ça m’a fait penser à quelque chose et j’ai envie de mettre ça par écrit.

Il y a quelque chose que je trouve fascinant à propos de l’art et des différents médium. Là je parle de choses très générale. Ça peut-être de la musique, de la télé, de la peinture. Disons tout ce qu’on peut rassembler dans l’art et la culture populaire.

Ce qu’on se rend compte, c’est que certaines choses insignifiantes peuvent devenir très intéressante si on leur accorde beaucoup d’attention. Prennons l’exemple de la télé réalité. On prend des gens normaux et on leur donne de l’attention. Soudainement, ils se mettent à agir différemment. Je parle ici de comment les gens réagissent lorsqu’ils sentent l’attention portée sur eux.

Cliquez ici pour lire la suite::

Si on prend l’exemple de moi, je suis quelqu’un qui peut être très gêné et réservé. Mais si on me donne de l’attention, je peux devenir complètement fou et sortir toutes les choses crazy qui me passent par la tête. J’agis différemment selon le contexte, genre si je devient à l’aise et si on me trouve drôle.

Maintenant, si on prend un artiste qui fait de la musique moderne composé majoritairement de bruit. Genre John Cage qui fait des compositions avec des trucs très ordinaires. Le fait qu’un artiste prenne cet «ordinaire» et le rende extraordinaire, en le mettant sur un CD par exemple. Parce que le public tient le grand bout. C’est précisément le fait que les gens s’attendent à ce que de la musique sorte d’un CD qui fait que les bruits de M. Cage sont considéré comme de la musique. Prendre quelque chose d’ordinaire, le mettre sous un projecteur, lui donner beaucoup d’attention et ça devient extraordinaire.

Ça c’est une idée que j’avais mais que je n’avais jamais vraiment concrétisé avant aujourd’hui quand j’ai entendu la conférence.

Sérieux, je trouve ça fascinant. Une personne ordinaire qui se met à agir différemment lorsqu’on lui donne de l’attention. Une chose ordinaire qui devient extraordinaire parce que quelqu’un l’a mis sous la lumière en disant «regardez! N’est-ce pas quelque chose de hot?». Mais j’aimerais apporter une extention de mon propre crue à cette théorie.

Voyez-vous, je suis quelqu’un qui apprécit la pop culture comme 99% des gens en gérénal. Je parle ici de tout tout tout ce qui nous fournis une source d’information. Et je ne parle pas d’informations dans le sens «le bulletin de nouvelle». Je parle de divertissement. Et dans divertissement, j’inclus les beaux art autant que les romans, le cinéma d’auteur autant que les animes ou la radio. Tout!

Sauf que, comme tout divertissement, chacun a ses préférences. Juste pour la musique, certaines vont aimer le classique, d’autre le jazz, le techno trash ou le heavy metal. Et dans la catégorie des «images qui bougent» certains vont préférer la téléréalité, les films d’amour, les animes japonais ou les dessins animés fait par ordinateur. Différentes catégories pour plaire aux différents types de personnes.

Hum… où est-ce que je voulais en venir déjà? Ah oui!

Donc dans tout ce que j’appelle «l’art et la culture pop», il y a des trucs qui ont différents niveaux de qualité. Par exemple, des films avec une meilleure histoire que d’autres. Et il y a aussi toutes ces catégories qui forment des barrières. Genre ceux qui n’aiment pas les films d’amour ou ceux qui détestent les émissions de télé-réalité.

Mais moi je dis, tout est une question de préjugés. Je m’explique. Et je vais m’expliquer avec un exemple concret qui m’arrive constemment::
Un ami veut me parler d’un nouvel anime. Il m’en parle et même s’il me dit que c’est super bon, je ne suis pas convaincu. Il me parle alors de ce qui fait que c’est bon, me décrit l’histoire et les personnages. Mais je ne suis pas convaincu encore. Il me montre un extrait, me montre l’opening, me montre un épisode entier. Mais pour une raison plus forte que moi, contre ma volonté, je reste sur la défensive et je continue de trouver ça poche.

J’ai aucune idée de pourquoi ça fait ça et j’ai aucune idée de comment y remédier. Mais j’ai quelques éléments de réponse. J’ai par exemple remarqué que quand je commencer à être dans cet état, n’essayez pas de me faire changer d’avis, je vais rester bucké. Il faut que ça vienne de moi. Il faut que je me convainque moi-même que ce n’est pas poche finalement.

J’en arrive à un exemple précis. Depuis quelques mois, j’écoute tranquillement pas vite la série Pita Ten. C’est un anime et je vais prochainement en faire la critique exaustive. Sachez pour l’instant juste que c’est pas très bon comme anime, plutôt enfantin.

… heille pendant que j’y pense, la phrase précédente serait EXACTEMENT ce qu’il faudrait me dire pour me convaincre de l’écouter. Me dire «c’est poche, c’est bébé et tu n’aimeras pas ça!». Pourquoi suis-je aussi mazo?

Bon, revenons au sujet. En faisant ma critique de Pita Ten pour mon site, j’ai réécouté quelques bouts d’épisodes pour me remettre dedans. Ce qui est particulièrement étrange c’est que, en regardant les épisodes que j’avais noté comme étant «plate» ou «très plate», j’ai eut envis de défaire mon jugement. De changer la note. Je me disais «comment j’ai pu qualifier ça de SUPER PLATE ?!? C’est pas si pire que ça! C’est même plutôt comique! Je retrouve même un peu l’esprit de Di Gi Charat!» (c’est normal, c’est le même studio).

MAIS NARF, OÙ VEUX-TU EN VENIR BATARD?!?

Ce que j’essaye de dire c’est que dépendant de notre état d’esprit, même le truc le plus mauvais et insipide peut devenir super bon. C’est comme ceux qui trippent sur les films de Godzilla. Tsé, soyons honnête, c’est pas des très bons film. Mais si on les regardent avec des amis, pour rire, ça devient très bon.

Tout est une question de point de vu. Pour les épisodes de Pita Ten que j’ai trouvé plate, probablement que j’essayais de trop les prendre au sérieux. Au contraire, quand je les ai réécouté, je me disait «oh! Cette scène que je croyais être sérieuse et triste est en fait une grosse farce!». Soudainement, c’est devenu bon parce que je ne le prennait pas au sérieux.

Conclusion, je pense sincèrement que tout et n’importe quoi peut devenir bon. Il faut juste se mettre dans le mood. Ne pas être sur la défensive. Ainsi, au lieu de ne voir que les trucs poches, notre oeil ne verra que les points positifs. Et l’expérience devient alors beaucoup mieux.

J’ai longtemps appliqué cette règle en musique. Ceux qui me connaissent le savent : je suis capable d’écouter n’importe quoi et de trouver ça bon. Et quand je dis n’importe quoi, je veux dire N’IMPORTE QUOI. Je mets tout le monde au défi de me faire écouter de la musique que je n’aimerai pas.

J’ai décidé qu’à partir de maintenant, j’allais être ouvert d’esprit et positif. Je vais détecter les points positifs et oublier les points négatifs. Voir le bon côté des choses. J’étais comme ça avant mais je semble l’avoir perdu avec le temps. Il est temps pour moi de devenir une meilleure personne!

Hum… évidement ça a un net désavantage. Je n’aurais plus de temps libre puisque je ne serais plus capable de faire des choix dans les émissions que j’écoute. Ouch. Et c’est sans compter que je risque de perdre toute crédibilité parmis mes lecteurs.

Bof… c’est pas comme si narF était une source crédible en partant.

Alors le mot de la fin c’est de vous laisser porter dans un élan de positivisme et d’optimiste, de voir le bon côté des choses et de faire l’effort d’apprécier des choses que vous trouviez plate auparavant. Le monde sera plus joli ainsi.

YAHOY!!!

Des trucs que j’ai écouté récemment

Lucky Star, Perfect Blue et Haruhi 2

Comme d’habitude, quand j’écoute des trucs, j’ai plein de choses à dire ensuite. Que voulez-vous, c’est dans ma nature d’étudiant de cinéma, habitué à tout analyser et à tout vouloir expliquer, discuter et commenter. J’espère que ça sera intéressant pour tout le monde. C’est juste que mon ancien blogue « animanarF » est mort et j’ai donc perdu cet endroit pour exposer mes pensées « profondes » (Deep Toughs!).

Lucky Star OVA
Je dois dire, Kyoto Animation continue de m’impressionner beaucoup. Ils osent faire des trucs que personnes n’oserait faire. C’est tellement original! Le début de l’OVA est montré du point de vue d’un chien, autant dans les plans de caméra que l’histoire elle-même. Ensuite, toute l’espèce de parodie de Cendrillon, c’était vraiment cool. Et la finale! Le segment du Lucky Channel était, comme à son habitude, un moment incroyable. Juste le fait d’intégrer des prises de vue réelles dans une émission d’animation est audacieux en partant (à part un peu dans Evangelion et dans FLCL, j’ai jamais vu ça!). Mais le fait d’amener les acteurs-doubleurs à jouer une parodie de leur propre rôle, à improviser les répliques et… à « s’amuser avec de l’eau », c’était carrément trop cool! Un épisode remplis de bonnes choses!

La mélancolie de Suzumiya Haruhi 2
Même chose pour la deuxième saison d’Haruhi. Ils ont décidé de jouer la carte des événements inter-temporels et j’adore ça (j’ai toujours un faible pour les voyages temporels). Et les fameux « Endless Eight » que tout le monde semble détester… Il fallait avoir du guts et de la confiance en maudit pour oser faire une chose pareil! Qui d’autre que Kyoto Animation aurait pu faire un tel exploit? C’est comme si, pour eux, les fans de l’émission était pris pour acquis. C’est comme s’ils n’aimaient pas leurs fans. C’est comme s’ils savaient que, peu importe les tortures mentales qu’ils pourraient leur faire, les fans allaient rester bien accrochés et leur pardonner. Bon, ça ne sera peut-être pas très bon pour les ventes de DVD après ça mais ce n’est pas grave. C’est drôle et j’ai adoré.

Ok ok, j’avoue que je me suis peut-être un peu ennuyé vers la fin et j’avoue que j’aurais probablement préféré si les variations d’un épisodes à l’autre étaient plus marquée. Mais pour faire un effet de boucle sans fin et pour montrer à quel point Nagato devait être vraiment désespérée après 595 années de toujours la même chose, c’était nécessaire. Sur ce point, c’est comme écouter un bon film expérimental pour un cours. C’est un peu plate mais il y a une raison derrière ça. L’auteur a un message à passer ou une émotion à faire ressentir. Et pour nous faire ressentir l’ennuie de Nagato, ça en prenait au moins 8, surtout pour nous rappeler que 8 est aussi le symbole de l’infini (horizontalement parlant bien sûr).

Perfect Blue
On lâche maintenant Kyo-Ani pour s’en aller vers quelque chose de beaucoup plus grave. J’ai écouté tantôt le film Perfect Blue de Satoshi Kon. Pour ceux qui ne savent pas, c’est le réalisateur de Paprika, un de mes films préférés. Alors que Paprika était sont dernier film, Perfect Blue est son premier. Je l’ai écouté parce que j’ai vraiment envie de voir tout ce que ce réalisateur a fait, parce qu’il est vraiment bon!

Ici aussi, on a un exemple de message à passer et d’émotion à faire ressentir. Il y a en effet des scènes assez crues et très violente de viols. Il ne s’agit jamais de la réalité, plutôt une actrice qui doit jouer une scène de viol, mais ça reste quand même des scènes qui ne sont pas très plaisantes à écouter. Mais c’était nécessaire! Pour bien nous faire comprendre la détresse du personnage, c’était nécessaire de bousculer les attentes du spectateur. Ce film n’est certainement pas un film de divertissement. Et de temps en temps, c’est bon de se faire rappeler que les films ne sont pas seulement des morceaux de divertissement mais bien des oeuvres d’art qui peuvent nous faire réfléchir.

J’ai regardé à nouveau le premier épisode de Lucky Star. Je voulais savoir comment ils faisaient la présentation des personnages. La réponse est :

Ils ne présentent personne en fait! Ce qui est d’autant plus drôle!

Je suis en train de chercher des idées pour un éventuel scénario alors je fouille partout pour trouver de l’inspiration. Ceux qui pensent que l’inspiration arrive tout seul se trompent. Il faut chercher pour trouver ça!

Paprika pour la deuxième fois

Haïku::
Quand tout se mélange, 
on avance dans un tunnel, 
captif onirique.

J’ai revu Paprika pour la deuxième fois, cette fois en DVD. J’en reviens toujours pas à quel point c’est bon ce film!

Quand je l’avais vu l’année dernière, j’avais remarqué que c’était un film qui parle de cinéma. Je l’avais trouvé hot pour ça. Maintenant que j’ai eu plus de cours de cinéma, je continue d’apprécier le film pour de nouvelles raisons.
Le scénario est vraiment sympathique et, quand on voit le film pour la deuxième fois, tout s’explique. Alors que, la première fois, j’étais sorti de la salle de projection avec le sentiment de n’avoir pas compris grand chose, cette fois-ci, je ressort avec les idées claires.
Et cette petite madame cool qui surfe dans les rêves comme une magicienne avec un gun à portals, c’est tellement amusant! On se laisse emporter complètement!
Et j’adore la musique!
Conclusion, pour la deuxième fois dans ce blogue, je vous recommande de voir Paprika. Il est facilement trouvable (ou commandable) dans les magasins de DVD et les clubs vidéo.

narF aimerait ça pouvoir péter l’internet

Haïku::
Prend une gousse d’ail
ajoute y une moustache
qu’est-ce que ça donne?

Oh foutu! Wario est très fort. Il pète des gueules et les fait ensuite shaker pour en extraire du cash (comme certains en extrairaient du jus).

Et la bande-annonce sur youtube est hot. Très très hot!
PS: Ça marche pas avec chrome. Seulement avec Firefox.
Update 2020: Ça marche pu pentoute 🙁

narF écoute FLCL (le disque)

Haïku::
Taper une guitare
Une prune qui grossit beaucoup
devient un robot?!?

Le CD d’OST de FLCL is 4tw. (foutus abréviations!)

Je suis présentement en train d’écouter le CD de FLCL que je me suis acheté à Otakuthon samedi. Et je suis très content de mon achat. En fait, quand je l’ai acheté, je ne me rappelais même pas de comment était la musique de FLCL. Je me souviens juste que c’était un anime très bon et que la musique était cool aussi. Mais je ne me rappelais pas vraiment en fait.

Évidemment, j’aurais très bien pu me tromper. Après tout, je n’ai écouté que 2 épisodes de l’anime pour l’instant. Peut-être que l’anime n’est pas si bon que ça finalement. Ou alors peut-être que le disque allait être poche. Qu’à cela ne tienne, je l’ai acheté pareil. C’est rare que je fais des achats impulsif de même!

Comme pour me rassurer, le disque est super bon. Plein de bonnes guitares et de bons beats. Ça me rassure un peu sur les soundtracks d’animes. Récemment, tous les animes qui sortent sont plutôt mauvais et ont des soundtracks de cul. Genre petites tunes midi cheap avec une chanteuse par dessus. C’est décevant et très ordinaire. Pour FLCL, ils sont allé chercher des vrais musiciens au moins!